Unité bancaire offshore (OBU)

Qu’est-ce qu’une unité bancaire offshore (OBU) ?

Une unité bancaire offshore (OBU) est une succursale bancaire fictive, située dans une autre place financière internationale. Par exemple, une banque basée à Londres avec une succursale située à Delhi. Les unités bancaires offshore accordent des prêts sur le marché des eurodevises lorsqu’elles acceptent des dépôts de banques étrangères et d’autres OBU. L’eurodevise fait simplement référence à l’argent détenu dans des banques situées en dehors du pays qui émet la devise.

Les autorités monétaires et les gouvernements locaux ne restreignent pas les activités des OBU ; cependant, ils ne sont pas autorisés à accepter des dépôts nationaux ou à accorder des prêts aux résidents du pays dans lequel ils sont physiquement situés. En général, les OBU peuvent bénéficier d’une plus grande flexibilité par rapport aux réglementations nationales.

Points clés à retenir

  • Les unités bancaires offshore (OBU) désignent les succursales bancaires situées en dehors de leur pays d’origine et traitant les transactions effectuées en devises étrangères (appelées génériquement “eurodevises”)
  • Les OBU permettent aux particuliers et aux entreprises d’effectuer plus facilement des opérations bancaires internationales et d’ouvrir des comptes à l’étranger.
  • Les gens peuvent choisir de garder leur argent à l’étranger s’il y a de l’instabilité dans leur propre pays et s’ils craignent de perdre leurs investissements.
  • Les comptes bancaires offshore doivent être déclarés dans le pays d’origine du titulaire à des fins fiscales ; cependant, certains pays permettent aux étrangers de gagner des gains en capital en franchise d’impôt.

Comment fonctionnent les unités bancaires offshore

Les OBU se sont multipliés dans le monde depuis les années 1970. On les trouve dans toute l’Europe, ainsi qu’au Moyen-Orient, en Asie et dans les Caraïbes. Les OBU américains sont concentrés aux Bahamas, aux îles Caïmans, à Hong Kong, au Panama et à Singapour. Dans certains cas, les unités bancaires offshore peuvent être des succursales de banques résidentes et/ou non résidentes ; tandis que dans d’autres cas, un OBU peut être un établissement indépendant. Dans le premier cas, l’OBU est sous le contrôle direct d’une société mère ; dans le second, bien qu’un OBU puisse prendre le nom de la société mère, l’administration et la comptabilité de l’entité sont séparées.

Certains investisseurs peuvent, à l’occasion, envisager de transférer de l’argent vers l’OBU pour éviter les impôts et/ou préserver la confidentialité. Plus précisément, des exonérations de retenue à la source et d’autres programmes d’allègement d’activité, tels que des prêts étrangers, sont parfois disponibles. Dans certains cas, il est possible d’obtenir de meilleurs taux d’intérêt auprès de l’OBU. Les unités bancaires offshore n’ont généralement pas non plus de restrictions de change. Cela leur permet d’effectuer des prêts et des paiements dans plusieurs devises, ouvrant souvent des options commerciales internationales plus flexibles.

Histoire des unités bancaires offshore

Le marché de l’euro a permis la première application d’une unité bancaire offshore. Peu de temps après, Singapour, Hong Kong, l’Inde et d’autres pays ont emboîté le pas, car cette option leur a permis de devenir des centres financiers plus viables. Alors qu’il a fallu plus de temps à l’Australie pour adhérer, compte tenu des politiques fiscales moins favorables, en 1990, la nation a mis en place une législation plus favorable.

Aux États-Unis, l’International Banking Facility (IBF) agit comme une succursale fictive interne. Sa fonction est d’accorder des prêts à des clients étrangers. Comme pour les autres OBU, les dépôts IBF sont limités aux candidats non américains.